Les données scientifiques confirment les défis du territoire et outillent les municipalités pour agir

Les données scientifiques confirment les défis du territoire et outillent les municipalités pour agir

Communiqué
6 novembre 2026

Sorel-Tracy, le 5 novembre 2026 – Dans le cadre de son Plan climat, la MRC de Pierre-De Saurel a complété le portrait scientifique de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) et des risques associés aux changements climatiques. « En combinant ces données à la connaissance du milieu et aux préoccupations exprimées par la population, la démarche permet de mieux comprendre les défis propres au territoire et de fournir aux municipalités des outils concrets pour éclairer leurs décisions et orienter les actions à venir », soutient Vincent Deguise, préfet de la MRC.

Les activités quotidiennes, qu’il s’agisse des déplacements en voiture, du chauffage des bâtiments ou des activités industrielles et agricoles, génèrent des émissions de GES. Le diagnostic réalisé dans le cadre du Plan climat évalue à 318 348 tonnes d’équivalent CO₂ les émissions collectives du territoire de la MRC de Pierre-De Saurel. Une tonne de CO₂ représente 430 L d’essence consommé.

Soucieuse de tenir compte des particularités de Pierre-De Saurel, notamment de sa réalité industrielle et agricole, la MRC a également réalisé un portrait élargi qui inclut des sources d’émissions supplémentaires, comme les procédés industriels et certaines activités agricoles. Cette estimation atteint 668 921 tonnes d’équivalent CO₂. « Bien que cette approche comporte certaines limites méthodologiques et doive être interprétée avec prudence, elle nous permet de mieux tenir compte des réalités économiques du territoire », souligne Alexandre Fortin-Patoine, directeur de la gestion du territoire.

Quatre constats pour mieux comprendre notre territoire

Les diagnostics permettent de cerner les principaux enjeux climatiques de Pierre-De Saurel. Quatre constats se dégagent et contribueront à orienter les prochaines étapes du Plan climat.

Premièrement, le portrait des émissions rappelle que les efforts de réduction doivent tenir compte de la diversité des activités économiques du territoire, notamment dans les secteurs industriel et agricole.

Deuxièmement, le transport routier représente 58 % des émissions de GES. Cette donnée met en évidence le poids des déplacements dans le bilan régional et souligne l’importance d’améliorer les options de mobilité, notamment par le développement du transport collectif encore mieux adapté aux besoins de la population.

Troisièmement, les changements climatiques présentent des risques concrets pour les municipalités. Réalisé à partir de données scientifiques et avec la participation des municipalités, le diagnostic contribue à identifier les aléas susceptibles d’affecter leur territoire. Les analyses montrent notamment que les hivers seront plus doux, les étés plus chauds et que certains événements météorologiques, comme les fortes précipitations et les vents violents, pourraient gagner en intensité ou en fréquence. Ces phénomènes peuvent affecter directement les routes, les infrastructures, l’approvisionnement en eau potable, les activités agricoles et la sécurité de la population. Selon un scénario d’émissions élevées, le nombre de jours où la température dépasse 30 °C pourrait passer d’environ 12 à 50 par année à l’horizon 2071-2100.

Quatrièmement, les décisions locales peuvent contribuer à réduire les émissions et la vulnérabilité. Les municipalités disposent de leviers d’action dans plusieurs domaines : leurs bâtiments et leurs pratiques, la gestion des infrastructures, l’aménagement du territoire, les déplacements et la planification des services.

« Les diagnostics permettent à chacune des municipalités de mieux comprendre les enjeux propres à leur territoire et d’intégrer les considérations climatiques à leurs décisions et à leurs projets », affirme Vincent Deguise.

« Ces données ne constituent toutefois pas une liste de solutions toutes faites, ajoute Alexandre Fortin-Patoine. Elles représentent une base scientifique à partir de laquelle la MRC, les municipalités et les partenaires du territoire pourront déterminer les actions à privilégier. L’objectif est de retenir des mesures réalistes, adaptées aux particularités régionales et cohérentes avec les initiatives déjà en cours. »

Plusieurs initiatives témoignent déjà de cette volonté d’agir sur le territoire. Parmi celles-ci, les investissements annoncés par Rio Tinto Fer et Titane, pouvant atteindre 733 M$ d’ici 2030 pour soutenir la décarbonation de ses activités, les démarches de symbiose industrielle qui regroupent 80 entreprises autour de 22 synergies d’affaires, ainsi que les 50 plans de ferme réalisés dans le cadre d’Agriclimat en Montérégie. Le transport collectif contribue également aux efforts visant à réduire les émissions liées aux déplacements.

La prochaine étape : transformer les constats en actions

Le 15 octobre dernier, le Sommet des partenaires du Plan climat a permis de réunir des acteurs du territoire autour des enjeux climatiques et de faire émerger plusieurs pistes d’action. La MRC poursuivra maintenant la démarche en mobilisant les élus municipaux, les citoyens et les partenaires afin de préciser la vision et de prioriser les actions à mettre en œuvre. Trois consultations publiques seront annoncées sous peu. Elles permettront d’échanger avec les citoyens et de recueillir leurs commentaires sur certaines des actions proposées.

Le Plan climat sera soumis à l’adoption du conseil de la MRC en mars 2027. Il servira de cadre pour orienter les efforts régionaux en matière de réduction des émissions de GES, d’adaptation aux changements climatiques et de mobilisation des acteurs locaux.

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